Estampes / Fragments

Vu l'exposition Hokusai au Grand Palais cet après-midi.

Il touche l'âme du spectateur lorsqu'avec une apparence de légéreté, voire de futilité, il se saisit d'une figure presque obligée (une branche de prunier, un moineau, une rivière). La place laissée au vide de la représentation, à ce qui permet un aplat de couleur du ciel, l'expressivité de la matière (la trame de bois d'une estampe par exemple) crée le vertige tragique.

Il y a du renoncement à la tentation de tout connaître. C'est pourquoi ses cahiers d'entomologiste ne restent que des curiosités et témoignent de la curiosité de Hokusai pour l'analyse.

03/01/2015