Qui sommes-nous?

direction artistique

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Akiko Veaux a un univers à mi-chemin entre la danse et le théâtre. Sa passion est de créer des personnages dansants, leur trouver une gestuelle et une musicalité particulières. Elle s’inspire de ceux qui, acteurs comme danseurs, ont donné leur lettre de noblesse à la pantomime : Ghislaine Thesmar, qui a étudié le théâtre auprès de Stanislavsky avant  d’aborder le rôle de Giselle, Jean-Louis Barrault, Marie Sallé, Buster Keaton, Mikhaïl Barychnikov;


D’abord comme interprète, elle se passionne pour la danse dite ancienne, qu’elle étudie auprès de Cécilia Gracio-Moura, Ana Yepes, Christine Bayle, Marie-Geneviève Massé. Elle intègre le projet du Bourgeois Gentilhomme monté par le Poème Harmonique, chorégraphié par les mimes Cécile Roussat et Julien Lubek du Shlemil Théâtre, qu’elle suit dans de nombreuses créations ultérieures.

Autre étape importante, sa participation à la recréation de la tragédie lyrique Atys par l’ensemble des Arts Florissants (dir. William Christie). Elle a ainsi la chance de  danser des chorégraphies de Francine Lancelot, remontées en 2011 par Béatrice Massin pour une production en tournée à l’Opéra Comique, l’Opéra Royal de Versailles, le Brooklyn Academy of Music de New York,…

Au fil de ses expériences, elle crée ses propres chorégraphies : dans Orphée de l’ensemble Opalescences, elle incarne Eurydice, laissant dans son écriture une large part à l’improvisation dansée sur la musique de Gluck jouée par un quatuor à cordes. Jouant sur une temporalité extra-quotidienne, elle est un Baptiste inspiré du film Les Enfants du Paradis dans « L’Acte III » du Grand Théâtre de Paris (mise en scène Cécile Maudet/Théâtre de l'Arc-en-Ciel), et une Ménade dans Les Bacchantes d’Euripide (mise en scène Coralie Pradet).


La lecture de l’essai de Heinrich von Kleist « Sur le théâtre de marionnettes » la convainc de suivre la formation de l’acteur-marionnettiste du Théâtre aux Mains Nues auprès d’un maître, Alain Recoing. Elle signe ainsi sa première mise en scène de Peau d’Âne d’après le conte de Charles Perrault.
Invitée par le Festival Baroque de Pontoise à mettre en scène La Belle et la Bête, elle fonde avec le musicien Miguel Henry la Compagnie de l’Aune, unissant ainsi ses passions pour l’univers du conte et le questionnement des sources anciennes, qu’elles soient littéraires ou chorégraphiques.

 

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Miguel Henry

Il est spécialiste d’instruments à cordes pincées anciens avec une prédilection pour le luth Renaissance. Tout en développant une activité de concertiste auprès de divers ensembles (Doulce Mémoire, L'Achéron...) il n’a de cesse d’élargir son appréhension artistique au sein de projets pluridisciplinaires. 

Il est en scène à la Comédie Française dans la Nuit des Rois de Shakespeare (2004 ; Andrzej Seweryn), aux côtés d'Olivier Martin-Salvan dans Pantagruel (2013 ; Benjamin Lazar) et met en scène le “concert à voir” Watch Your Step ! assisté du mime Eric Martin (2007) ainsi que le spectacle dansé Rosaces (2013).

Egalement comédien-marionnettiste (formation auprès d'Alain Recoing), il co-dirige avec la danseuse et comédienne Akiko Veaux la Compagnie de l'Aune depuis 2009, créant entre autres les spectacles la Belle et la Bête et Peau d'âme.

Il enseigne aujourd'hui le luth au Pôle Supérieur Paris-Boulogne-Billancourt, au CRR de Boulogne-Billancourt et au Conservatoire de Vanves.

Alex Sander dos Santos, danse, arts plastiques

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Alex Sander a fait ses débuts au Brésil en tant que danseur en 1993. Il est également plasticien diplômé des Beaux-Arts en 1998 à Rio Grande, au sud du Brésil. Il a dansé pour la Cie Heloisa Bertoli, Balleto, Muovere et Grupo Sotao. 

Titularisé à l’Université de Santa Catarina avec un Master en danse scénique, c’est en 2004 en France qu’il rejoindra l’école de mime corporelle "Hippocampe" dirigée par Luis Torreão. En 2007, il obtient une Licence en Arts du Spectacle Chorégraphique à l’Université Paris 8. 

Il intégrera en 2005 la compagnie "A fleur de peau", pour laquelle il a dansé pendant 5 ans. Depuis 2007, il travaille aussi pour le chorégraphe Serge Keuten. 

L'année 2009 est marquée par la danse baroque : aux côtés de Cécile Roussat et Julien Lubek, il collabore aux productions Müsennâ, La Belle et la Bête et Die Zauberflöte. Il enchaîne les projets avec Cendrillon de Massenet et Egisto de Cavalli (dir. musicale Vincent Dumestre), tous deux dans une mise en scène de Benjamin Lazar. En 2012, Alex Sander est cofondateur de la compagnie LD'A- Linea d'Aria.

Sébastien Vuillot, marionnette

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C’est en 1986 qu’il est emporté par la danse et se forme auprès de Françoise Raquin (en jazz) et d’Hélène Sadovska (classique).Voyant déjà le spectacle comme un art pluridisciplinaire, il se forme au théâtre en  parallèle avec Yves Carlevaris (acteur studio).

Dans le début des années 90, Roger Bergerin lui donnera le goût de la différence et de l’indépendance autour des claquettes et de la comedie musicale. Il s’engagera presque une dizaine d’années auprès de lui dans la troupe AKJ.

Il travaille aussi avec Claude Gisbert en intervenant au niveau chorégraphique de ses pièces, notamment dans le Piège de Méduse d’Erik Satie.

 A partir des années 2000, il continue son exploration artistique avec Yano Yatrides (danse contemporaine), Luis Jame Cortes (masque neutre). C’est avec Alain Recoing (maître de la marionnette à gaine) et Christian Remer qu’il découvre l’objet dramaturgique qu’est la marionnette.

C’est grâce à ce parcours et grâce à sa rencontre avec Kaori Suzuki, qu’il entreprend de créer sa première pièce Kagome, création alliant le corps, la marionnette, le théâtre et le masque. Cette pièce fût présentée au mondial de la marionnette en 2006 (in), et grâce à celui-ci sera jouée dans différents festivals tels que le festival les champs de la marionnette en Essonne ou le Solstice de la marionnette à Belfort.

En 2007 sa compagnie, la Cie Tsurukam, crée aussi Satori, pour le lever de rideau du K.Lear avec Emmanuelle Labory , abstraction marionnettique du Roi Lear de W.Shakespeare.

Il crée en 2010-2011 de Tomoki , solo de Kaori Suzuki mis en scène par elle-même et SébastienVuillot (dramaturgie et manipulation).

En 2011 il crée Ningyo au studio Carolyn Carlson (petite forme corps et marionnette). Cette petite forme reçue le premier prix au « dance box festival » de Bertin poiré.

Il crée en 2012 Saké interdit, version contemporaine d’une farce traditionnelle japonaise.

Il poursuit une formation professionnelle au théâtre Kabuki et au théâtre No dirigée par Maître Kanze et Maître Yamamoto, ainsi qu'à la théâtralité du mouvement avec Claire Hegen et Yves Marc. En 2009, il va à la rencontre du travail d’Hoichi Okamoto (dondoro théâtre) à Nagano. En 2010, il se sensibilise à la lumière avec JP Lescot et profite du passage exceptionnel à Paris en mars 2011 (3 semaines) de Namura Mansai , grand maître du théâtre Kyogen .

 

Jérôme van Waerbeke, violon

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Après des études de violon moderne à Brest, Paris et Caen, Jérôme van Waerbeke se tourne vers le violon baroque en 2003 dans la classe de Patrick Bismuth (CRR de Paris). Il y fait des rencontres décisives qui l’amèneront à s’intéresser particulièrement à la musique renaissance et au premier baroque (1450-1650). Depuis 2012 il consacre la moitié de son temps à l’étude du luth renaissance dont le répertoire constitue un témoignage très varié, inspirant son travail dans les diverses formation qui l’occupent.
 
Au sein de l’ensemble Pygmalion (direction : Raphaël Pichon) il tient avec le même plaisir la place de 1er violon (Orfeo de Rossi, Funérailles de Louis XIV…) que chef d’attaque des altos. Mais sa pratique s’étend à la musique de chambre, notamment en compagnie d’Arnaud De Pasquale et Lucile Boulanger lorsqu’ils créent l’ensemble « La Sainte Folie Fantastique » (enregistrement chez Alpha). Il est aussi à l’origine d’un consort de violon renaissance nommé « La Bande de Violon ».

Angèle Gilliard, marionnettiste

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Elle obtient en 2007 une Licence d’Art du Spectacle et une Licence d’Ethnologie après deux années de classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne) spécialisées en études théâtrales. Elle y rencontre Bérengère Vantusso qui lui fait découvrir la marionnette contemporaine... Elle suit alors la formation intensive de l’acteur marionnettiste au Théâtre aux Mains Nues. Lors de stages elle découvre ensuite l’univers de Philippe Genty (aux côtés d’ Eric de Sarria et de Nancy Rusek) et aussi du théâtre d’objet auprès de Jacques Templerau, Christian Carrignon, Katty Deville, Agnes Limbos…. Entre 2011 et 2015 elle et co-dirige la cie La Magouille, et met en scène une adaptation du Maître et Marguerite pour acteurs et marionnettes, puis co-met en scène avec Solène Briquet C’est l’Enfer ! , librement inspiré de Dante. Elle prend plaisir à explorer l’interprétation avec et sans objets marionnettiques auprès de différentes cies (but du jeu, Vodkapom, présents multiples, du vent dans la caboche, cie de l’aune…). Elle est en train de créer Violette, histoire d’une femme a barbe (bleue)

 

Simon Waddell, luth

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Simon Waddell s’initie au luth à l’âge de 9 ans. Il développe sa pratique de l’instrument avec différents spécialistes tels que P. Boquet, C. Antonini ou encore E. Ferré, C.E Fantin et V. Dumestre.

Après avoir mené des études de musicologie à la Sorbonne, il se forme dans la famille des cordes pincées anciennes au CNSMD de Lyon auprès de Rolf Lislevand.
Ses activités de musicien l’amènent à jouer dans des lieux tels que le Festival Jeunes talents de la musique ancienne de Lanvellec, l'Académie d’Ambronay, Sinfonia en Périgord, à la Société Française de Luth ou encore au festival Jeunes Talents à Paris  au sein de diverses formations.
 Depuis toujours intéressé par le mélange des différents domaines artistiques, Simon Waddell cofonde le Collectif Ubique, compagnie artistique  pluridisciplinaire qui travaille notamment sur le spectacle de conte musical Hansel et Gretel d'après Grimm.

 

 

Hubert Hazebroucq, danse

Hubert hazebroucqHubert Hazebroucq est danseur, chorégraphe, enseignant et chercheur indépendant spécialisé en danses Baroque et Renaissance depuis 1998, ayant également travaillé danseur contemporain (Cie Kilina Crémona, Lyon, 2001-2007...). Il danse dans plusieurs compagnies spécialisées en danse ancienne, dont L’Éclat des Muses (Christine Bayle). Attaché à promouvoir les répertoires chorégraphiques anciens, et la création  historiquement informée, tout en privilégiant constamment une pratique avec la musique vivante, il est régulièrement invité comme chorégraphe, notamment par la Compagnie de l’Aune (Rosaces en 2013, La Royale en 2017), ou encore Doulce Mémoire (Magnificences à la cour de François 1er, 2015). Depuis 2008, il est chorégraphe de la compagnie Les Corps Éloquents, qui présente du répertoire ou des créations lors de festivals internationaux (Printemps des Arts de Nantes, Oude Muziek Utrecht), ou dans des lieux patrimoniaux prestigieux (Théâtre de la Reine de Trianon, Banque de France, Boughton House (UK), Musée-château d’Ecouen…). Il a créé en 2017 « La flûte d’Arlequin » sur les Fantaisies pour flûte seule de Telemann. Chercheur indépendant, membre du C.A. de l’association ACRAS17-18, titulaire d’un Master 2 sur la danse de bal au XVIIe siècle (dir. : B. Porot), il est invité dans de nombreux colloques internationaux (Versailles, Cerisy, Oxford, Naples…). Il a par trois fois bénéficié de l’Aide à la Recherche et au Patrimoine en Danse,  du Centre national de la danse et a co-organisé les journées et colloques «sur G. Taubert à Paris et Leipzig en 2017. Titulaire du DE de professeur de Danse contemporaine, il enseigne les danses anciennes dans de nombreux pays (Moscou, Rome, Munich, Vienne…) et en direction de publics très variés.
Crédit photo : D.Goupy